SWAPS n° 74 - Dossier sur la E-cigarette

 

SWAPS n°74 - Sept. 2014

Cette 74e édition de Swaps consacre un dossier à la troisième rencontre sur la réduction des risques organisée par la chaire d’addictologie du Conservatoire national des arts et métiers (CNAM) avec la Fédération addiction, la Fédération AIDES et Swaps sur la e-cigarette. Intéressante par son côté innovant, technologique, électronique, mais surtout par son côté citoyen par lequel elle a fait irruption dans la société. Autant de raisons pour que le CNAM accueille cette première rencontre universitaire sur la e-cigarette.

Usagers de drogues : Une nouvelle stratégie pour réduire les risques infectieux

ANRS - Juil. 2014

Proposer des sessions d’éducation délivrées par des pairs aux consommateurs de drogues par voie intraveineuse permet de réduire significativement les pratiques à risque de transmission du VIH et du virus de l’hépatite C (VHC). Ce type d’intervention communautaire, facilement transposable, a été évalué dans le cadre de l’étude ANRS AERLI (Accompagnement et Education aux Risques Liés à l’Injection), réalisée conjointement par l'association AIDES, Médecins du Monde et l'Inserm U912 (Marseille). Les résultats sont présentés en communication orale lors de la 20e conférence internationale sur le sida organisée par l’International Aids Society à Melbourne (Australie) du 20 au 25 juillet 2014. Lire la suite

Programme national de réduction du tabagisme

MILDECA - Sept. 2014

À la demande du Président de la République lors de la présentation du Plan Cancer 2014-2019 en
février dernier, Marisol TOURAINE, ministre des Affaires sociales, de la Santé et des Droits des femmes, a présenté le 25 septembre en Conseil des ministres un plan ambitieux pour lutter contre le fléau du tabagisme en France. Ce « Programme national de réduction du tabagisme » (PNRT) comprend des mesures choc articulées autour de trois axes d’intervention prioritaires : protéger les jeunes, aider les fumeurs à arrêter et agir sur l’économie du tabac.
  • d’abord protéger les enfants et les jeunes avec l’adoption des paquets de cigarettes neutres pour les rendre moins attractifs, l’interdiction de fumer en voiture en présence d’enfants de moins de 12 ans, l’interdiction de fumer dans les espaces publics de jeux pour enfants et - pour les cigarettes électroniques - l’encadrement de la publicité et l’interdiction du vapotage dans certains lieux publics.

L’usage de sulfate de morphine par les usagers de drogues en France

OFDT - Juil. 2014

L'usage du sulfate de morphine hors du cadre thérapeutique prévu n'est pas un phénomène nouveau. Cependant, au cours de la décennie 2000, il apparaissait relativement maîtrisé, localisé géographiquement et fluctuant au cours du temps. Depuis 2011 environ, on observe un accroissement de la demande qui est loin d'être homogène mais s'étend géographiquement. Cette hausse de la demande s'accompagne de plus en plus fréquemment de fortes pressions, en particulier auprès des médecins généralistes, qui ne sont pas toujours en capacité de résister. 
Tel est le constat dressé par l’Observatoire français des drogues et des toxicomanies (OFDT), dans une note destinée à l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM).

E-cigarette : Moindre mal pour les fumeurs





Santé Log - 3 août 2014

Cet examen de chercheurs de l’Université Queen Mary de Londres suggère ainsi, pour les déjà fumeurs de tabac, un rapport bénéfice-risque positif de l'e-cigarette, tout en reconnaissant que ses effets de long terme sur la santé ne sont pas connus. Ce rapport vaut donc pour les fumeurs seulement. Les conclusions des chercheurs vont même jusqu'à remettre en question une réglementation de la vente de l’e-cigarette aussi stricte que pour la cigarette classique, faisant état des données actuelles démontrant cette moindre nocivité pour les fumeurs.

Place du baclofène dans la prise en charge Thérapeutique du sevrage alcoolique en 2013

A lire, une thèse soutenue pour le diplôme d'Etat de docteur en pharmacie le 14 mai 2014 par Monsieur Mériadec Prévoteau du Clary. Lire  la thèse

Expérimentation pour six ans des salles de shoot

Agence France Presse - 1er sept. 2014

L'avant projet de loi relatif à la santé prévoit une ouverture des salles de consommation de drogue à moindre risque (SCMR) ou "salles de shoot" "à titre expérimental et pour une durée de six ans". Le texte précise que la supervision des usagers de stupéfiants et autres substances psychoactives, consiste à "mettre en garde les usagers contre les pratiques à risques, à les accompagner et leur prodiguer des conseils (...) afin de prévenir ou réduire les risques de transmission des infections et les autres complications sanitaires". Les professionnels ne participeront pas "aux gestes de l'injection".

Il paraît que...” Les idées reçues sur la cigarette électronique ou vaporisateur personnel"


L'AIDUCE -Association Indépendante Des Utilisateurs De Cigarette Electronique- se donne pour mission la défense du vaporisateur personnel (VP), plus communément appelé cigarette électronique. Elle défend sa diversité et son potentiel d’évolution ainsi que son utilisation libre de contraintes injustifiées et œuvre avec les instances nationales pour sécuriser la qualité des produits actuellement disponibles et ceux à venir.

Pour aider à répondre aux diverses contrevérités et pour simplifier le discours, elle met à disposition deux documents : Il paraît que... "Les idées reçues sur la cigarette électronique ou vaporisateur personnel" en format livret et en format affice A3.

L’abus d’alcool vers 30 à 40 ans altère la mémoire des années après

Medescape.fr - 5 août 2014

Exeter, Royaume-Uni – Les problèmes d'alcool entre 30 et 40 ans augmentent significativement le risque de pertes de mémoire sévères plus tard dans la vie, selon une étude publiée en ligne dans l'American Journal of Geriatric Psychiatry [1].
Le risque serait plus que doublé 20 ans plus tard.
Cette relation ne semble pas médiée par l'hypertension, les antécédents de maladies cardiovasculaires ou les traumatismes crâniens, indiquent les auteurs, le Pr Iain A. Lang et coll. (University of Exeter Medical School, Royaume-Uni).

"Détox numérique" halte à l'intox !

Serge Tisseron* - 27 juil. 2014

On parle beaucoup de « détox numérique » aujourd’hui. Il s’agit le plus souvent de passer une  semaine à quinze jours dans un endroit retiré, sans Internet ni téléphone mobile. Il est bien évident que chacun peut tirer bénéficie de périodes pendant lesquelles il est invité à se recentrer sur lui-même, la nature et des relations de proximité, loin de l’agitation du monde. Le problème est qu’ici, il ne s’agit plus seulement de retrouver le goût d’une rencontre avec soi-même et les autres, mais de réaliser un « sevrage », sur le modèle de la cure de désintoxication alcoolique dont on sait largement qu’elle n’a jamais marché. Mais avant de parler de désintoxication, il est nécessaire de distinguer deux types d’utilisations des technologies numériques qu’on peut qualifier d’excessifs. Ni l’une ni l’autre ne sont d’ailleurs pathologiques, car elles peuvent être ponctuels et correspondre à un moment dans le rapport qu’un individu entretient avec. Mais l’une et l’autre sont « chronophages », et il est impossible de les distinguer si l’on s’en tient seulement au temps passé. Lire la suite.
Serge Tisseron - Psychiatre et psychanalyste, docteur en psychologie HDR à l’Université Paris VII Denis Diderot (CRPMS). Site : http://www.sergetisseron.com

Toxicomanie IV : une expérience d’éducation par les pairs pour réduire le risque infectieux

Medescape.fr - 4 août 2014

Melbourne, Australie – C'est une première mondiale qu'ont présenté l'association AIDES, Médecins du monde et l'Inserm U912, lors de la 20e Conférence internationale sur le sida, organisée par l'International Aids Society (IAS) à Melbourne, le 24 juillet dernier : les résultats d'une étude d'accompagnement et d'éducation aux risques liés à l'injection (AERLI), qui démontrent une baisse significative des pratiques à risque de transmission du VIH et du virus de l'hépatite
C (VHC) [1].

AERLI a évalué une expérience innovante, à savoir l'impact de sessions individuelles d'accompagnement et d'éducation à l'injection de drogues, à destination d'usagers. Ces sessions étaient délivrées par des pairs.

Drogues de synthèse : une nouvelle substance identifée chaque semaine...

Le Courrier des addictions (16) – n° 2 – avril-mai-juin 2014

Les nouvelles drogues de synthèses sont très hétérogènes. Elles appartiennent à 5 familles : les phénéthylamines, les cathinones, les pipérazines, les tryptamines et les cannabinoïdes. Les plus consommées aujourd’hui sont les cathinones et les cannabinoïdes de synthèse (1). Les plus connues et les plus anciennes sont les phénéthylamines, dont le 3,4-méthylène-dioxy-méthamphétamine (MDMA, depuis les années 1980) et la métamphétamine (depuis les années 1950). Elles ont fait l’objet de multiples publications. La consommation des pipérazines (BZP, mCPP) et des tryptamines (2CT, DMT), plus importante durant les années 2000, est actuellement marginale. Au total, plus de 200 substances ont été répertoriées en Europe depuis 1997 d’après l’Observatoire européen des drogues et des toxicomanies (OEDT) et l’Observatoire français des drogues et des toxicomanies (OFDT) [tableau]. Depuis 2012, une nouvelle substance est identifiée chaque semaine par l’OEDT ! Leur consommation s’est nettement accrue depuis 5 ans, du fait de leur disponibilité de plus en plus grande sur internet. Elles sont mal connues des professionnels de santé, souvent démunis devant les patients qui en consomment. 
Quels sont les effets psychoactifs et les complications de ces substances répertoriés à ce jour dans la littérature scientifique ? Connaît-on des traitements spécifiques pour ces consommateurs ? Lire la suite

Processus d’accompagnement et d’alliance pour le changement thérapeutique - P.A.A.C.T.

Le manuel PAACT -Processus d’Accompagnement et d’Alliance pour le Changement Thérapeutique- s’inscrit dans le travail de relance des consultations jeunes consommateurs -CJC- initié par la DGS et la MILDECA.

Destiné en premier lieu aux professionnels qui interviennent dans les CJC mais également aux personnels qui sont sollicités dans la réponse d’intervention précoce et à ceux du premier recours, PAACT a été pensé comme un outil d’aide, d’appui et d’évolution dans la prise en charge des pratiques addictives chez les jeunes.
Le manuel est édité par la Fédération Addiction. Commander le manuel.

RTU Baclofène : Questions-réponses

ANSM - 14 mars 2014

L'ANSM répond à 10 question sur le Baclofène - réponses à destination du grand public-.
1. Qu'est-ce que le baclofène ?
2. Qu'est-ce qu'une recommandation temporaire d'utilisation (RTU) ?
3. Qu'est ce que cette RTU va changer en pratique pour les médecins et leurs patients ?
4. ...
Questions-Réponse de l'ANSM

Les généralistes pourront prescrire du nalmefène mais sans remboursement

Le Quotidien du Médecin - 19 fév. 2014

L’avis de la Commission de la transparence concernant la prescription du nalmefène a décidément une vie mouvementée. Dans un communiqué daté de mardi, la Société française d’alcoologie a attiré l’attention de la presse sur le fait que l’avis de la réunion du 4 décembre avait été modifié le 30 janvier, afin de supprimer la limitation de primoprescription la première année initialement recommandée en décembre, tout en restreignant le remboursement « aux spécialistes en addictologie ou alcoologie, ou médecin des CSAPA ».

La primoprescription joue à cache-cache

Contactée par « le Quotidien », le chef du service d’évaluation des médicaments, le Dr Anne D’Andon, a expliqué qu’il s’agissait en fait de la correction d’une erreur de rédaction.

Le Ministère des Affaires sociales et de la Santé met en garde les internautes contre les dangers de la « neknomination »

Minsitère des Affaires sociales et de la Santé - 19 fév. 2014

Face à l'ampleur prise ces derniers jours par le phénomène de « neknomination », le Ministère des Affaires sociales et de la Santé alerte les internautes sur les dangers de cette pratique et rappelle les grandes mesures mises en œuvre pour prévenir et combattre la consommation excessive d'alcool, notamment chez les jeunes.
La « neknomination » est un phénomène apparu récemment sous la forme d'un défi lancé par un internaute à ses contacts sur les réseaux sociaux pour les inciter à boire d'un trait un verre d'alcool. Une fois le défi relevé, les internautes concernés se tournent vers leurs propres contacts et les invitent à en faire de même. D'où le développement éclair de ce phénomène, d'abord en Australie, puis dans plusieurs autres pays. En France, une page dédiée à la « neknomination » a été créée sur Facebook le 10 février dernier et enregistre actuellement une progression rapide de son audience.

Un jeu d’alcool relayé sur Facebook : alerte sur la « neknomination »

Medscape France - 13 fév. 2014

Paris, France – Un jeu d'alcool baptisé « neknomination » a vu le jour sur les réseaux sociaux australiens. Il consiste à relever le défi de boire de l'alcool « cul-sec » face caméra puis d'« inviter » des personnes à faire de même. Au vu de l'engouement qu'il suscite auprès des jeunes anglo-saxons sur Facebook, le Ministère de l'Intérieur a jugé bon d'alerter les internautes français sur le phénomène, sans le diaboliser mais en proposant quelques conseils de bon sens sur les dangers de l'alcool, des réseaux sociaux et des deux associés.

Un concours de « jeu » d'alcool qui a pris de l'ampleur

Connaissez-vous le « jeu » Neknomination ? Ce néologisme est formé à partir de l'expression argotique « neck your drink » (s'utilise pour inciter un tiers à engloutir une boisson alcoolisée cul-sec ou presque) et de « nomination », qui a la même signification en français qu'en anglais. Le principe : le participant poste une vidéo sur les réseaux sociaux dans laquelle il engloutit une bière (ou un autre alcool) cul-sec et désigne une ou plusieurs personnes pour faire de même.

Venu d'Australie, ce concours de « jeu » d'alcool a vite pris de l'ampleur aux Etats-Unis et en Irlande. En France, une page Facebook consacrée au phénomène aurait déjà recueilli plus de 25 000 « like » au moment où nous écrivons. Le Ministère de l'intérieur s'en est ému au point de publier un communiqué, qui se veut non moralisateur : « beaucoup d'entre vous pourront nous dire que ce n'est pas de boire un verre d'alcool devant une caméra qui les tuera ! » peut-on lire.

Conduites addictives chez les adolescents

Expertise collective de l’Inserm - 6 fév. 2014

Dans le cadre des travaux préparatoires au plan gouvernemental de lutte contre les drogues et les conduites addictives, la MILDT avait saisi l’Inserm en janvier 2013 afin de disposer d’une expertise collective sur les conduites addictives des jeunes, dont les niveaux de consommations d’alcool, de tabac et de cannabis demeurent inquiétants. L'INSERM a transmis son expertise le 5 février 2014.

Actualité des addictions

Le RESPADD, la Fédération Addiction et l’IPPSA créent un nouvel outil d’information destiné à toute
personne souhaitant se tenir au fait des évolutions des politiques, des savoirs et des pratiques dans le domaine des addictions. 
Fruit d’une sélection rigoureuse et d’une validation par un comité de lecture, cet outil sera organisé en rubriques pour une meilleure diffusion des informations tandis que des focus pourront être proposés en fonction des temps forts de l’actualité.
Télécharger Actualité des addictions n°1

La consommation de cannabis associée à des modifications anatomiques du cerveau

Medscape France - 4 fév. 2014

Chicago, Etats-Unis – Une étude américaine a montré une corrélation entre une consommation quotidienne de cannabis sur le long terme et des changements structurels anormaux au niveau du cerveau, comparables à ceux observés chez des patients atteints de schizophrénie [1]. Ces modifications ont été associées à une dégradation prolongée de la mémoire de travail.
De précédentes études ont déjà établi une corrélation entre l’usage de cannabis et l’apparition d’une schizophrénie chez les personnes prédisposées. 
Dans cette nouvelle étude, publiée dans Schizophrenia Bulletin, les chercheurs ont voulu observer par imagerie d’éventuelles répercussions sur l’anatomie du cerveau et évaluer l’effet sur la mémoire.


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